jeudi 19 mars 2009

L'armée du salut de Abdallah TAÏA



Je vous recommande à la manière d’un Zèbre, sans les pyrotechnies linguistiques des faux érudits, la lecture du roman d'Abdallah TAÏA, l’armée de salut.

Pour ceux qu’ont lu et apprécié « le pain nu » de Mohamed CHOUKRRI, ils trouveront dans le roman de Abdallah TAÏA quelques points communs : Tanger, les relations corporelles…
Je ne vais pas trahir l’auteur en vous transcrivant ma lecture de son roman, je vais simplement vous exhorter à le dévorer sans préjugés.
.
.
Paroles d'un Zèbre.

mardi 20 janvier 2009

Mes amis : épisode 2 - Le banquier



A chaque fois qu’on se retrouve au tour d’un café, mon ami le banquier me dresse le profil de ces clients du jour :

- le commerçant au compte bien garni qui s’habille comme un moine ;
- l’analphabète qui assimile la bourse à un casino où on joue son argent ;
- le vieux français gay qui entretien son compagnon marocain.

Mon ami le banquier n’hésite pas à m’exposer, tout en se targuant, les combines qu’il utilise pour embobiner ses clients, en leur vendant des produits dont ils n’ont nul besoin, tout ça a pour arrondir le bonus mensuel sur les produits vendus.

Petite info à tous les détenteurs de comptes bancaires au Maroc, ne croyez jamais que le solde de votre compte bancaire est un secret de polichinelle, si vous voulez tester la véracité de la thèse de mon ami le banquier, envoyez lui votre nom, prénom et date de naissance, sinon rien que le numéro de votre CIN et il vous communiquerez votre solde bancaire. Et pas besoin de lui communiquer le nom de votre banque, il a des contacts dans toutes les banques de la place.

Mon ami banquier m’a raconté qu’un de ses confrères (travaillant pour une autre banque ) a voulu connaître le solde du compte bancaire de sa fiancée, qui possède un compte chez la banque de mon ami. Celui-ci n’a pas hésité à le lui communiquer.

Les filles méfiez-vous de vos amis banquiers !!

Paroles d’un Zèbre

vendredi 14 novembre 2008

Mes amis : épisode 1 - La maniaque


Elle parle tout le temps de son job, de ses exploits au bureau. J’ai fini par connaître tous ses collègues, sans jamais les avoir rencontrés, je peux dresser le profil de chacun, ses carences professionnels et ses compétences.

Moi qui n’aime pas parler de mon travail avec mes amis, du fait de son caractère inintéressant, souffre affreusement lors des causettes avec cette amie. Cette dernière ne s’intéresse ni à la mode, ni à la culture et même l’économie qui est en étroite relation avec son travail ne l’intéresse pas. Son seul centre d’intérêt c’est toutes les choses qui lui serviront dans son travail.
Mon amie a la manie de mettre les gens au défi, bien sûr cela porte toujours sur quelque chose relatif à son travail, à ses dires les premières victimes de ses défis sont ses collègues, et moi-même suis parfois victime, vu le caractère commun de nos jobs, de son jeu préféré.

Curieusement, c’est l’une de mes amis que je vois le plus souvent, oui, je suis un masochiste.
.
Paroles d'un Zèbre

mardi 11 novembre 2008

N’ont elles pas froid ?



En ces jours de froid glacial (selon le thermomètre marocain), j’ai remarqué dans les rues des deux villes qui me servent de savane, en l’occurrence Casablanca et Rabat, une tendance vestimentaire qui hérisse mes poiles ; de charmantes damoiselles qui s’habillent en bas ou collants avec toute sorte de jupes (mini jupe, micro jupe, presque jupe…), je me pose la même question à la vue de ces créatures angélique : n’ont elles pas froid ?

.
Le Zèbre Attentionné

.
PS : Selon un article titré : "Dim, 50 ans de liberté pour les femmes" dans le Monde cela fait 50 ans que les bas et collants ont été inventés. en voici le lien


lundi 3 novembre 2008

Trois points


Il existe des entreprises marocaines qui ne jurent que par les diplômes des écoles de commerce de son altesse la FRANCE, type ESSEC, HEC et consort.

Je me demande si mon diplôme fait partie des trois points encadrés en rose dans l’image ci-dessus ?
.
Message au “PapaZèbre“ : tu aurais dû investir dans un plan épargne-études dés mes premiers coups de pieds dans le ventre de “MamanZèbre“.
.
Paroles d'un Zèbre.

mardi 21 octobre 2008

A quoi sert l’IRCAM

Avez-vous déjà entendu parler de l’Institut Royal de la Culture Amazigh ? Connaissez-vous sa mission ?

Le 17 octobre 2001 le Roi Mohamed VI a prononcé son fameux discours à Ajdir (Khénifra), établissant l’Institut Royal de la Culture Amazigh –IRCAM-, une initiative saluée à l’époque par les militants de l’amazighité, pas tous, mais ceux qui croient en le changement de l’intérieur, ils y voyaient une opportunité de concilier l’Etat avec l’une de ses composantes sociale et culturelle.
La mission de l’IRCAM consiste en la sauvegarde et la promotion du patrimoine et de la culture amazighes. L’IRCAM dispose d’un conseil d’administration dont les membres sont nommés par le roi, en termes d’organisation l’institut est subdivisé en deux structures ; une administrative qui comprend le rectorat (une sorte de direction), le secrétariat général, des départements (RH, Finances…), et une structure académique, essentiellement des centres de recherches.

La mission d’instituer l’IRCAM a été confiée à Mohamed Chafiq, un personnage conciliateur, ayant servi le palais tout en étant proche des militants de la première heure de l’amazighité, et lui-même militant sous une approche culturelle plus que politique. Cependant, l’ère Chafiq ne durera pas plus de deux ans, il quittera ses fonctions pour des raisons de santé, explication qui n’a pas convaincu, a-t-il été perdu la foi en l’utilité de l’IRCAM ? a-t-il été poussé vers la porte ? Une chose est sûre : une lutte intestinale pour le pouvoir au sein de l’institut étaient engagées, et cela, avant même le départ de Chafiq. En 2003 c’est un certain Ahmed Boukouss qui reprendra le rectorat de l’IRCAM.

En 2005 une démission collective de sept membres du conseil d’administrations a secoué l’IRCAM, les démissionnaires protestaient contre le comportement des ministères de l’éducation et celui de la communication à l’égard des requêtes formulées par l’IRCAM, ils stigmatisaient aussi l’inertie de l’institut et son cantonnement dans un rôle culturel.

Ahmed Boukouss a voulu une rupture avec l’héritage de Mohamed Chafiq, mais à sa manière, il a ainsi écarté quatre directeurs de centres de recherches, en leur signifiant la fin de leur mission à la tête de leurs centres, c’était en 2006. Sans doute, à l’IRCAM on aime travailler en famille, et pour preuve, les épouses du recteur Ahmed Boukouss et du secrétaire général El Houssine El Moujahid travaillent elles aussi à l’IRCAM, elles occupent des postes de directeur de centre de recherche, l’une des plus hautes fonctions de l’institut.

Le siège (photo) de l’IRCAM est d’un luxe ostentatoire à faire pâlir d’envie certaines administrations marocaines ; marbre au sol, boiseries raffinées, salle de conférence et des bureaux démesurés. Tout cela pour une centaine de personnes, entre staffs administratifs et chercheurs, qui n’exploitent qu’une partie de ces locaux.

Les moyens financier et humains dont dispose l’IRCAM sont conséquents. Un budget de 70 millions a été alloué à l’institut (au titre de l’année 2006), cependant, on en a dépensé 60 %, on aurait pu enrichir la maigre bibliothèque de l’institut avec l’excèdent, mais apparemment au sein de l’institut on aime montrer qu’on prend soin de l’argent du contribuable. Comme moyens humains, l’IRCAM dispose d’un nombre important de cadres, d’agents et une armée de secrétaires, le tout en surnombre. Mais les postes qui suscitent toutes les convoitises sont ceux des chercheurs, et pour cause : une rémunération alléchante, des horaires flexibles, des voyages à l’étranger et les indemnité qui s’y ajoutent. Quoique, les critères de recrutement des chercheurs au sein de l’institut restent opaques.
Parlant en langage d’entrepreneurs, en quoi consiste la valeur ajoutée de l’IRCAM ? Qu’est-ce qu’il a produit ? A ce que je sache l’IRCAM a édité des dizaines de travaux de recherche, il a également édité les manuels de l’enseignement de la langue amazighe, il soutient quelques festivals, il participe à des colloques, il conclut des convention à tour de bras et il distribue des aides aux associations oeuvrant pour la culture amazighe, sans critères prédéfinis et sans contrôle à posteriori.
Z
Paroles d’un Zèbre.

jeudi 18 septembre 2008

Si un imam l’a fait…

Comme tout « bon » imam il a appris le Coran par cœur, et il remplit ses fonctions d’imam comme ses compères, cependant, il est plus avantagé qu’eux, non, il n’est pas plus pieux, ni plus connaisseur du hadith et de la sunna, son privilégié c’est son permis de séjour en Espagne qui lui permet d’exercer « la profession » d’imam au pays d’ Isabelle la Catholique.

Autre avantage dont bénéficie notre imam : le salaire mensuel qu’il perçoit pour s’acquitter de « ses fonctions », chose non garantie pour la majorité des imams qui exercent au Maroc, et qui se retrouvent à attendre les bontés des bienfaiteurs pour satisfaire leurs besoins matériels.En un « RME » cultivant adoration pour le pays, notre imam a décidé d’y acquérir un pied-à-terre. Devant l’impossibilité de se procurer la totalité de la somme nécessaire pour son entreprise, notre imam aura recours à un emprunt bancaire, occultant ainsi les versets coraniques et les hadiths qui interdisent l’usure. Ils en pensent quoi les autres imams ?
Z
Paroles d'un Zèbre !!