Ancien consulat espagnol Sidi Ifni - source : www.korb.netLes événements de Sidi Ifni, certes revendicatifs, occasionnent toujours le mois de juin et s’étendent sporadiquement sur l’été. Les routes menant à Sidi Ifni sont contrôlées, parfois interdite de trafic, les forces de l’ordre sont renforcées, de la sorte à mener la tension à son paroxysme.
Selon les dits d’un ami originaire de Sidi Ifni, les forces policières ont ratissé certains quartiers de la ville, maison par maison, prétextant la recherche des meneurs de « troubles », la maison du dit ami a fait les frais de cette intervention, d’après lui, sa mère a été dépouillée de son cellulaire et certains de ses voisins ont été spoliés de quelques biens.
Je ne vais pas reprendre les faits relatés dans la presse (ici, ici et ici), même nos voisins algériens se sont servis dans le buffet (ici). Je livre l’image d’une ville qui m’intrigue.
Sidi Ifni (75 km au sud de Tiznit) est une ville intemporelle, les vestiges de l’occupation espagnole trônent dans les rues et dans les esprits, l’humidité range la pierre et l’homme, mes passages dans cette ville ont toujours occasionné un brouillard infini. La perplexité de mes sentiments envers Sidi Ifni revient à mon enfance.
Le visiteur de Sidi Ifni, se croirait dans une ville peuplée de fantômes ; peu de gens arpentent la chaussé, le calme et la brume meublent l’ambiance. La population locale, Ait Baâmrane du nom des tribus habitant ces terres, allie amabilité des chleuhs et générosité des sahraouis, fruit de son existence dans une région de jonction entre le Souss et le Sahara. Ayants combattus l’occupant espagnol, la population ne cessent de revendiquer l’élémentaire qui l’érigera au rang de citoyenne (santé, éducation et infrastructures), à cela s’ajoute des revendications sujettes à discussion ; tel la transformation de Sidi Ifni en province (administrativement Sidi Ifni est une municipalité dépendant de la province de Tiznit) et son annexion à la wilaya de Guelémime, cela permettra, selon la population, de profiter des avantages spécifiques aux provinces du Sahara, à cela s’ajoute la résorption du chômage.
Selon les dits d’un ami originaire de Sidi Ifni, les forces policières ont ratissé certains quartiers de la ville, maison par maison, prétextant la recherche des meneurs de « troubles », la maison du dit ami a fait les frais de cette intervention, d’après lui, sa mère a été dépouillée de son cellulaire et certains de ses voisins ont été spoliés de quelques biens.
Je ne vais pas reprendre les faits relatés dans la presse (ici, ici et ici), même nos voisins algériens se sont servis dans le buffet (ici). Je livre l’image d’une ville qui m’intrigue.
Sidi Ifni (75 km au sud de Tiznit) est une ville intemporelle, les vestiges de l’occupation espagnole trônent dans les rues et dans les esprits, l’humidité range la pierre et l’homme, mes passages dans cette ville ont toujours occasionné un brouillard infini. La perplexité de mes sentiments envers Sidi Ifni revient à mon enfance.
Le visiteur de Sidi Ifni, se croirait dans une ville peuplée de fantômes ; peu de gens arpentent la chaussé, le calme et la brume meublent l’ambiance. La population locale, Ait Baâmrane du nom des tribus habitant ces terres, allie amabilité des chleuhs et générosité des sahraouis, fruit de son existence dans une région de jonction entre le Souss et le Sahara. Ayants combattus l’occupant espagnol, la population ne cessent de revendiquer l’élémentaire qui l’érigera au rang de citoyenne (santé, éducation et infrastructures), à cela s’ajoute des revendications sujettes à discussion ; tel la transformation de Sidi Ifni en province (administrativement Sidi Ifni est une municipalité dépendant de la province de Tiznit) et son annexion à la wilaya de Guelémime, cela permettra, selon la population, de profiter des avantages spécifiques aux provinces du Sahara, à cela s’ajoute la résorption du chômage.
Du point de vue du gestionnaire de formation que je suis, pour juger le potentiel d’une ville, compter le nombre d’agences bancaires qui y sont installées, sachant les banques championnes de la course au profit, le nombre d’agence bancaires à Sidi Ifni ne dépasse pas les trois (une banque française a fermé son agence pour manque de rentabilité) égalant le village de Tafraoute (fief des commerçants chleuhs). Malgré l’existence d’un port de pêche, aucune unité de transformation du poisson n’a pas élu domicile à Sidi Ifni, n’est aucune autre unité industrielle qui occupera les bras et remplira les paniers, parlant du panier, le commerce n’est pas le point fort de Sidi Ifni, la ville voisine, dont elle dépend administrativement Tiznit, joue la vedette dans ce domaine. Succinctement, l’économie de Sidi Ifni est atterrée.
Ils sont plusieurs ceux qui ont quitté cette ville, maudite à leurs yeux, pour trouver prospérité aux autres villes du Maroc ou ailleurs dans le monde.
L’activité commerciale n’est pas le point fort de la ville du brouillard qui est Sidi Ifni, le seul moment ou la ville s’anime durant l’année c’est lors d’Almogare (en arabe moussem, festival…) d’été, l’économie locale goûtent le dynamisme après une année de morosité, les ruelles redécouvrent les souliers, ceux qui ont quitté la ville la repeuple.
Les autorités de la province de Tiznit ont essayé l’année dernière d’amorcer la malaise de Sidi Ifni, mais de quelle manière ? Elles ont distribués des lots de terrains situés dans la zone côtière d’Aglou (une côte très courue par les spéculateurs et les investisseurs marocains et étrangers aux environs de Tiznit) et des kiosques éparpillés sur la ville de Tiznit, au profit des chômeurs diplômés de Sidi Ifni. Cette solution a été l’occasion pour certains notables et spéculateur de récupérer les lots de terrains et les kiosques, auprès des bénéficiers, à des prix bradés, on a bon avoir des diplômes mais ne comprendra jamais la réalité de notre pays.
Paroles d’un Zèbre


3 commentaires:
المغرب كولو غير سيدي إيفني بشكل كبير
و ياريت كان عند السلطان شي شجاعة و يعترف بالمهزل االي كاينة من طنجة لكويرة
Pourquoi ne pas la raser ou nethanaw menha :D
non plus serieusement, je ne comprend pas comment, dans des endroits ou la précarité est plus présente qu'à sidi ifni, des gens, avec pas bcp de dîplomes et même sans, s'organisent en asso et en coopératives, et n'hésitent pas à demander l'aide de l'état et d'organisations nationales et internationales pour faire avancer les choses, alors qu'ici, Des dîplomés demandent à ce qu'on viennent leur créer de la richesse à défaut de leur filer à manger sur le dos des autres contribuables!!!
Franchement je pense qu'en les instruisant, l'état a vraiment gaspillé son argent.
bien entendu, je ne parle pas des MRE, originaire de cette ville, qui se contente de manifs et de marches, au lieu bach idirou nefs, et aider leur concitoyen comme ce qui se passe partout ailleurs.
@ بلوزوومن > A vos risques et périls Mister Bleusman.
@ Célibataire Casaoui > La population de Sidi Ifni réclame le même modèle rentier que celui des provinces du sud, pour couper court à ces revendications il faut fermer le robinet de la rente qui arrose le Sahara marocain.
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