6 mois se sont écoulés et je suis toujours dans ce sarcophage qui m’emploi.
Les seules articulations qui fonctionnent encore dans le corps du zèbre meurtri que je suis, sont celles de mon index droit, sa sainteté la souris sait de quoi je parle. La peau de mon coussin naturel s’érode, mes yeux lunettés perdent leurs éclats et mes jambes sont en manque de « gambadage ».
Les seules articulations qui fonctionnent encore dans le corps du zèbre meurtri que je suis, sont celles de mon index droit, sa sainteté la souris sait de quoi je parle. La peau de mon coussin naturel s’érode, mes yeux lunettés perdent leurs éclats et mes jambes sont en manque de « gambadage ».
Ma démotivation est au apogée et je le fait savoir, non, je ne le crie pas dans les couloires, ni devant mes collègues, à cette fin j’utilise mon corps ; mes cheveux poussent anarchiquement, une barbe sporadique occupe mes joues et mes yeux sont cernés de noirceur.
Mon aspect vestimentaire reflète mon désarroi, je suis le seul à venir en jeans, du moins au niveau du service où je travail, pas tous les jours, mais ceux où je me sens dans la peau d’un assassin, un de mes collègues m’a fait la remarque de ma tenu inappropriée à la sortie d’une de ces séances de torture que sont les réunions, en me conseillant de me conformé à l’ordre. Et m****, « l'ordre » ce mot qui a rythmé mes études m'a encore rattrapé, entre lui et moi c’est la guerre.
Paroles d'un Zèbre


